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La donnée est le pétrole du XXIème siècle… Littéralement. A l’époque de l’ère numérique, la donnée sauve des vies, éduque nos enfants, nous force à prendre des décisions rationnelles etc. Bref, malgré les épiphénomènes à forte portée médiatique tel que Cambridge Analytica, à bien des égards, la donnée nous aide à façonner une société meilleure et plus juste.

Dans la santé, par exemple, la donnée est utilisée pour prévenir des épidémies, tester de nouveaux médicaments ou améliorer de nouveaux traitements. Nos gouvernements utilisent la donnée pour décider où implémenter une nouvelle école ou quelle ligne de bus ouvrir. Dans l’industrie de la mode, les données d’achats passés permettent une bien meilleure prévision des ventes futures et du coup une réduction significative du gaspillage. En fait, du climat aux jeux vidéo, chaque pan d’une société moderne serait positivement impacté par un meilleur accès à la donnée.

Ce nouveau paradigme dans lequel nous vivons crée également des opportunités économiques majeures. En 2016, la Commission Européenne a estimé que l’économie de la donnée représente 300 milliards d’euros en Europe seulement et projeté qu’elle doublerait d’ici à 2020 pour atteindre 739 milliards d’euros. A l’échelle mondiale, selon McKinsey, un meilleur accès à la donnée débloquerait une création de valeur d’au moins 3 à 5 mille milliards de dollars. Cela représenterait une augmentation du PIB mondial de l’ordre de 2 à 5% !

Alors, si la valeur de la donnée est si évidente et son potentiel si considérable, pourquoi la révolution de la donnée ne s’est pas déjà pleinement réalisée? Pourquoi sommes nous toujours en attente d’innovations radicales et de transformations sociétales majeures?

Il existe deux freins évidents:

  • Tout d’abord, la vaste majorité de la donnée demeure non-structurée et la convertir dans un format facilement exploitable par des logiciels n’est pas toujours évident.
  • Ensuite, même si c’était le cas, les propriétaires de donnée ont tous des modèles d’encodage différent.

En résumé, dans de très nombreux secteurs, il n’existe pas ou peu de standards pour échanger des données rapidement et efficacement d’un système à un autre ou d’une organisation à une autre. La faible liquidité rend l’exploitation des données encore trop marginal.

En fait, le partage de donnée est si inefficace, cher et légalement compliqué que la plupart des organisations préfèrent ne pas exploiter cette source de revenus.

Bref, la standardisation est le goulot d’étranglement majeur actuel pour que l’économie de la donnée puisse enfin prendre son essor.

Quel sera le nouveau modèle économique permettant cette exploitation optimisée des Data? Lancelot Salavert nous en parle le 30 Octobre, au FashionTechDays, lors de sa Keynote sur la Standardisation de la donnée produit.